Gesú nuovo

Histoire de Gesú nuovo à Naples

A l’emplacement de l’église actuelle se trouvait un palais construit par le prince de Salerno, Roberto Sanseverino. En 1552, la famille fut chassée du palais pour s’être opposée à l’installation de l’inquisition. En 1584, Philippe II vendit le palais aux Jésuites qui le transformèrent en une église, en ne conservant que la façade en pointes de diamants, construite avec du péperin, et le beau portail renaissance. L’église fut terminée en 1636, y compris la coupole décorée de la fresque du « Paradis » par Giovanni Lanfranco. Mais le dôme s’effondra au cours du séisme de 1688 ; il fut assez rapidement reconstruit par Guglielmeli, puis repeint par Paolo de Matteis, et la structure de l’église fut consolidée par Ferdinando Fuga. Nouveau séisme en 1774, nouvel effondrement du dôme, reconstruit par Ignazio di Nardo, mais beaucoup moins haut, avec un intérieur à caissons qui donne l’impression d’une hauteur plus importante. Sur les « pointes de diamant » sont gravés des signes qui ont longtemps intrigué ; le mystère est désormais expliqué : il s’agit d’un concerto dont les notes sont écrites en araméen ! L’intérieur, en forme de croix grecque, est d’une richesse incroyable en fresques et peintures : Belisario Corenzio, Paolo de Matteis et Francesco Solimena sont omniprésents. Ce dernier a notamment peint le chef d’œuvre baroque de la contre-façade :  « L’Expulsion d’Héliodore du Temple ». Dans la chapelle Saint François-Xavier, on peut admirer trois peintures murales de Luca Giordano. Les sculptures de Cosimo Fanzago sont également admirables. Ce n’est pas tout, une visite approfondie de l’église s’impose. Les Jésuites avaient été chassés de l’église, mais ils y sont toujours présents.

Contenu éditorial Do Tours ©

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