Musée départemental arles antique

Histoire de Musée départemental arles antique à Arles

Date : 1995

Nommé également Institut de Recherche sur la Provence Antique (I.R.P.A.)Ouvert en 1995, le Musée de l'Arles et de la Provence antiques, présente une des plus riches collections archéologiques de France, allant de la préhistoire à l'Antiquité tardive. Il est l'héritier d'une longue histoire, celle qui a vu, dès le XVIe siècle, Arlésiens éclairés et pouvoirs publics, curieux du passé de la ville et de son patrimoine. Sa dimension, imposée par l'importance des collections, nécessitait un espace considérable ; c'est la presqu'île du cirque romain, en cours de fouille, qui fut choisie. Par ailleurs, afin de mettre en valeur les chefs-d'oeuvre, l'option retenue fut celle d'une architecture novatrice et fonctionnelle. Elle devait permettre d'assurer non seulement une muséographie cohérente et esthétique, mais aussi les autres missions du musée : conservation, restauration, et accueil des publics.Le programme soumis aux architectes insistait sur les principales missions du musée : conservation et présentation des collections, accroissement et études de celles-ci, et accueil des publics. Henri Ciriani (né en 1936) pris le parti de bâtir un triangle équilatéral évoquant les fonctions tripartites de l'établissement. Les 8'000 m2 de l'édifice se déclinent en trois espaces aux superficies identiques. De l'extérieur, le musée apparaît revêtu de couleurs vives. Le «bleu d'Arles» ainsi que les aplats rouges et verts entend suggérer aux visiteurs les couleurs, depuis longtemps disparus, employées sur les monuments de l'Antiquité. A l'intérieur, les vastes surfaces d'exposition et la tonalité des éclairages permettent une mise en valeur cohérente (chronologique et thématique) des collections ainsi que de leur matériel didactique, notamment une série de maquettes des monuments romains, restitués dans leur état originel.HISTORIQUEDès 1614, les consuls acquirent et exposèrent dans l'hôtel de ville, les principales découvertes archéologiques déjà exhumées. En 1651, la Vénus mise à jour dans le théâtre antique devint le joyau de cette collection avant d'être «offerte » au bon plaisir du roi Louis XIV. Par ailleurs, les autorités ecclésiastiques oeuvraient également à la protection des «précieux restes», ainsi les religieuses de la Miséricorde dans la cour de leur couvent, sur le site même du théâtre. C'est en 1784 que le premier musée archéologique public, proprement dit, fut réalisé par les frères Minimes aux Alyscamps. Quelques années plus tard, cependant, la Révolution mit fin à cette brève expérience. Il fallut toute l'habilité du premier conservateur des collections arlésiennes, Pierre Véran, pour éviter la dispersion des oeuvres qui suivi pillages et destructions. Par décret impérial de 1805, l'église Sainte-Anne fut finalement dévolue à l'exposition des antiquités (Musée d'Art païen). En 1935, face à l'accumulation d'objets, un deuxième lieu fut choisi, l'ancienne chapelle des Jésuites, pour recevoir les collections d'art chrétien. Dans les années 1970, devant l'impossibilité de présenter correctement des collections en perpétuelle expansion, la décision fut prise d'édifier un nouveau musée archéologique. Le projet fut confié par concours à l'architecte Henri Ciriani.En 2010, l'extraordinaire exposition "Arles, le Rhône pour mémoire", consacrée à 20 ans de fouilles sous-marines, et son fameux buste de César à attirée 300 000 visiteurs. L'exposition est terminée mais le buste de César qui a maintenant rejoint les collections permanentes du musée, comme de nombreuses autres pièces, attend toujours votre visite.

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