Haria

Histoire de Haria à Lanzarote

Avant la conquête espagnole, le site de la municipalité actuelle était occupé par de nombreuses implantations espacées et peu élaborées d’aborigènes (Tinache, Malpais de la Corona) ; ils pratiquaient l’élevage ou la conchyliculture (culture des coquillages). Près de Malpais de la Corona, ils créèrent les Queseras de Bravo, de larges rainures parallèles pratiquées dans des roches volcaniques : on n’en connaît pas l’utilisation. Après la conquête en 1492 par Juan de Bethencourt et Gadifer de la Salle, l’agriculture continua à être pratiquée dans cette zone fertile. Aux XVIe et XVIIe s., il y eut de très nombreuses incursions de pirates, dont la plus féroce fut celle du Berbère Morato Arráez en 1586 : pillage, saccage, habitants emmenés en esclavage, palmiers anéantis. Souvent les habitants trouvaient refuge dans les Cuevas de los Verdes, quand ils voyaient venir le danger. Puis les attaques diminuèrent et la ville put à nouveau vivre grâce à son agriculture : pommes de terre, légumes, céréales, arbres fruitiers, vigne, et à son élevage : chèvres et moutons. L’unique industrie était celle du sel. Mais les ressources ne furent souvent pas suffisantes et vers 1950, un grand nombre d’habitants émigrèrent en Amérique du sud, et il reste encore aujourd’hui des maisons vides. Le développement du tourisme vers 1970 changea complètement la donne.

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Localisation de Haria