Histoire de sao paulo

Histoire de Histoire de sao paulo à São paulo

Avant l’arrivée des Portugais : La région des plaines de Piratininga, le site actuel de São Paulo, était habitée par de nombreuses tribus indiennes souvent en guerre entre elles. Les plus importantes étaient les tribus Tupis, Guaranis, Tupiniquims, Gualanas. La région était divisée en territoires appartenant aux différentes tribus qui étaient dirigées par un cacique. Plus à l’intérieur les tribus, souvent nomades, vivaient encore de la chasse et de la cueillette. Quand arrivèrent les Portugais, certaines tribus leur furent hostiles, d’autres les acceptèrent.

L’arrivée des Jésuites : En 1554, douze jésuites dirigés par Manuel da Nóbrega et l’Espagnol José de Anchieta, vinrent à Piratininga dans le but d’évangéliser les indiens. Cela demandait un certain courage, car quand les Tupis avaient le dessus sur leurs ennemis, ils les mangeaient au cours d’une grande fête. Les Jésuites construisirent une mission sur une colline escarpée située entre les rivières Anhangabaú et Tamanduateí, pour être à l’abri d’une éventuelle attaque. Elle fut construite en torchis, avec l’aide d’indiens tupis dirigés par le cacique Tibiriça, qui était favorable aux Jésuites ; elle consistait en une église, une école et un séminaire. Car ils avaient aussi l’intention d’instruire les indiens pour qu’ils ne soient pas exploités par les colons. Petit à petit, la population s’étoffa et une petite ville commença à se développer. Les Jésuites se heurtèrent assez rapidement aux colons qui envoyaient des « bandeirantes » chercher de l’or et des diamants, mais aussi capturer des esclaves, afin d’avoir une main-d’œuvre gratuite. Les bandeirantes chassèrent les Jésuites en 1640, mais ils purent revenir en 1653. Cependant le village se développait assez peu en raison de son isolement : pour rejoindre la côte, il fallait traverser la Serra do Mar par un chemin difficile, et les attaques d’indiens hostiles étaient dissuasives.

Organisation du pays : Dès 1530, le roi João III du Portugal avait partagé le pays conquis en 15 capitaineries, portions de pays horizontales pénétrant vers l’intérieur de 150 à 600 km. Elles étaient confiées à vie à 15 « donatorios », notables de la Cour. En 1681, la Capitainerie de São Vicente transféra sa capitale à São Paulo, plus facile à défendre, ce qui augmenta notablement sa population. Entretemps, la culture de la canne à sucre introduite par les Portugais, s’était développée ; l’exportation du sucre eut rapidement un grand succès en Europe. Les exploitations s’enrichirent par le travail des esclaves indiens et plus tard, quand de nombreux indiens moururent en raison des épidémies, ils furent remplacés par des esclaves noirs. Pendant ce temps, d’autres pays européens essayaient de s’implanter au Brésil : Français, Néerlandais, Espagnols, Britanniques, mais sans succès.

La fièvre de l’or : A la fin du XVIIe s., l’industrie du sucre déclina en raison d’une forte concurrence, mais la découverte d’or et de diamants au voisinage de São Paulo, puis dans d’autres régions du pays comme les Minas Gerais, relança la prospérité et fit venir de nombreux immigrants à la recherche de l’or : la population du Brésil passa rapidement de 300000 à 3 millions d’habitants. L’exploitation des mines demanda encore davantage d’esclaves noirs et l’afflux des populations nécessita un développement de l’agriculture, donc une expansion du pays vers l’ouest où il y avait encore la possibilité de trouver des esclaves indiens. Les Jésuites qui s’opposaient à l’esclavage furent chassés du Brésil en 1759 ; ils furent en même temps chassés du Portugal par le Marquis de Pombal.

Premières rébellions : Avec la découverte de l’or, certains acquirent de grosses fortunes, se firent construire des maisons somptueuses, par exemple à Ouro Preto, alors que la plus grande partie de la population blanche ou métis vivait dans le dénuement et étaient écrasés d’impôts par le Portugal. Les révolutions américaine, hollandaise et française eurent également une forte influence et, en 1788, il y eut une conspiration et une révolte dans le Minas Gerais, réprimée dans le sang et marquée par la pendaison de « Tiradentes » (tire-dents) en 1792. D’autres révoltes eurent lieu à Rio en 1794 et à Bahia en 1798.

L’Empire du Brésil : En 1808, Napoléon envahit le Portugal et le Prince-Régent João VI est obligé de fuir au Brésil qu’il érige au rang de Royaume, abandonnant le statut de colonie. Son action se révéla positive : développement de l’industrie et de l’agriculture, ouverture des ports au commerce avec l’étranger, plus seulement avec le Portugal, création d’institutions administratives, judiciaires, artistiques et scientifiques. João VI qui doit revenir au Brésil en 1821 laisse son fils Pedro diriger le Brésil. Le Portugal alors veut redonner au Brésil le statut de colonie, mais Pedro se rebelle et après une guerre d’indépendance qui dure 3 ans, le Portugal accepte l’indépendance du Brésil. Pedro I devient l’Empereur du Brésil ; il accorde une charte constitutionnelle au pays. Mais une guerre désastreuse contre l’Argentine et l’opposition des riches planteurs de café forcent Pedro I à abdiquer en 1831. Le règne de son fils Pedro II, un souverain éclairé, par contre dure près de 50 ans. Par ses mesures, la production est multipliée par 10, le réseau ferroviaire se développe, le Brésil sort victorieux d’une guerre contre le Paraguay en 1870, l’immigration européenne est fortement encouragée, l’esclavage est aboli en 1888. Les producteurs de café sont mécontents car les esclaves s’en vont. Un coup d’état militaire force Pedro II à abdiquer en 1889.

La République : Une constitution républicaine est octroyée en 1891, mais elle est purement formelle : ce sont les familles riches qui ont le pouvoir réel. L’économie prospère grâce au café, la population augmente grâce aux immigrants, surtout italiens, qui viennent travailler dans les plantations ; la production du caoutchouc connaît momentanément un essor important. Suit une période de stagnation, que la crise de 1929 empire.

Le populisme : Getulio Vargas prend le pouvoir en 1930. Il commence par prendre des mesures très positives qui permettent de moderniser l’industrie avec l’appui de l’Etat : sidérurgie, prospection pétrolière, production d’électricité, développement de la chimie, de l’automobile, de la production minière. Il promulgue également des lois sociales : droit du travail, retraites, augmentation des salaires, école gratuite et obligatoire. Le succès de ces réformes le grise peut-être car il devient autoritaire, arrête les opposants, déclare l’état d’urgence, dissout le Congrès, introduit la censure, freine le syndicalisme. Il doit démissionner en 1945, revient au pouvoir entre 1951 et 1954, est chassé du pouvoir par les militaires en raison d’une situation économique catastrophique, et se suicide.

Kubitschek (1954-1961) : Ce président mène une politique hardie : développement des routes, des barrages, de l’industrie, construction de Brasilia, mais tout cela coûte cher et bientôt le pays est terriblement endetté. Il est obligé de démissionner et il s’ensuit une période de troubles qui débouche sur une dictature militaire.

La dictature militaire (1964-1985) : Une période terrible commence pour le pays, pendant laquelle les militaires gardent le pouvoir, essayent de faire progresser le pays, mais pratiquent la terreur contre les opposants. Il y a une période, entre 1968 et 1974, où l’économie progresse de 10% par an, mais surtout au profit des riches. Puis c’est le chaos et une répression effrénée. Les militaires sont obligés de quitter le pouvoir en 1985.

 

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