Histoire de toronto

Histoire de Histoire de toronto à Toronto

La France au Canada : Quand les Européens sont arrivés dans la région, elle était occupée par les Iroquois : ceux-ci en avaient chassé les Hurons qui y étaient depuis – 1500. En 1660, les Iroquois avaient fondé deux villages à l’endroit où se trouve aujourd’hui Toronto. En 1701, les Iroquois furent à leur tour chassés par les Mississaugas après la guerre de la fourrure qui avait opposé les Iroquois aux Hurons, aux Algonquins et à leurs alliés français qui avaient établi des comptoirs au Canada. La France s’est longtemps intéressée mollement au Canada : il y eut d’abord des campagnes de pêche à Terre Neuve, le commerce des fourrures, les explorations de Verrazano le long des côtes, celles de Jacques Cartier qui ne trouva pas de ressources particulières, la France envoya Samuel de Champlain pour fonder la ville de Québec en 1608. Mais la France confia à des compagnies de commerce le soin de développer la nouvelle colonie ; cela ne marcha pas. Richelieu comprit l’importance du Canada et fonda une compagnie pour le développement, mais elle connut elle aussi des difficultés. Ce n’est qu’en 1663 qur Louis XIV prend les choses en main et parvient à créer la Nouvelle France. En 1760, il y a 70000 Français dans le territoire ; la colonie britannique Ui comptait 2 millions d’habitants conquiert alors la Nouvelle France qui sera désormais intégrée dans le Canada, avec des droits qui seront très variables. En 1750, des commerçants français fondèrent Fort Rouillé à l’endroit où se trouve aujourd’hui le Centre des Expositions de Toronto, mais ils l’abandonnèrent en 1759 en raison des turbulences de la guerre des 7 ans dans laquelle tous les grands états européens furent impliqués. 

Toronto : Au moment de la guerre d’indépendance des Etats Unis, de nombreux colons britanniques vinrent s’installer dans la région de Toronto et en 1787, Lord Dorchester « acheta » la région aux Mississaugas : ce fut un marché de dupes qui devait rapidement être annulé en 1805. En 1793, le gouverneur Simcoe fonda York qui, plus tard, devait devenir Toronto ; il déplaça la capitale de la région, qui jusque là était Newark, à York : il pensait que la ville était moins vulnérable par les attaques des Américains. 

Le XIXe siècle : En 1813, les Américains attaquèrent effectivement York et purent l’investir après une bataille meurtrière pour les deux camps, mais ne purent y rester que 6 jours. Avant de partir, ils pillèrent, saccagèrent, incendièrent. La guerre se termina en 1815. York devint Toronto en 1834 et le premier maire de la ville fut William Lyon Mackenzie : il dirigea la rébellion contre le gouvernement colonial britannique en 1837, mais échoua dans sa tentative. La ville accueillit les esclaves noirs en fuite et les intégra dans la société ; déjà en 1840, un noir dirigeait un restaurant. L’esclavage fut banni en 1834 au Canada. En raison d’une forte immigration vers Toronto, la ville s’agrandit rapidement : en particulier la grande famine en Irlande fit affluer les Irlandais qui devinrent rapidement le groupe ethnique le plus nombreux. Les Anglais et Ecossais favorisèrent alors l’immigration de protestants pour contrecarrer la proportion de catholiques irlandais. Toronto fut capitale du Canada de 1849 à 1852, puis de 1856 à 1858 ; puis ce fut Québec jusqu’en 1866, puis enfin Ottawa.

Au XIXe s. on construisit les égouts, la lumière au gaz fut généralisée, on construisit des chemins de fer, développa le commerce et l’industrie ; le port permit de donner un essor aux échanges entre Etats Unis et Canada. Le Canada devint le plus grand producteur de whisky. Le port développa l’exportation du bois et l’importation du charbon de Pennsylvanie. Les trams tirés par les chevaux furent remplacés par les trams électriques 

Après 1900 : C’est seulement dans cette période, en 1931, que le Canada devint un état indépendant. En 1904, le grand incendie de Toronto détruisit une grande partie du centre de la ville, mais elle fut rapidement reconstruite, désormais avec des normes plus sévères. L’immigration fut massive : Allemands, Français, Italiens, Juifs, Chinois, Russes, Polonais. Même phénomène après la seconde guerre mondiale : Chinois, Italiens, Portugais. La population de Toronto dépassa les 2 millions en 1971. Elle reçut encore des corporations qui quittèrent Montréal à un moment où le mouvement de souveraineté du Québec semblait avoir des chances de remporter l’indépendance.

Le Grand Toronto naquit en 1954 : la ville créa une fédération avec 12 municipalités, ce qui permit de procéder à un développement commun, plus profitable pour tous : police, autoroutes, transports. Mais une nouvelle catastrophe devait dévaster la ville en 1954 : l’ouragan Hazel déchaîna les eaux du lac ; il tua 81 personnes, 1900 familles furent sans abri et il y eut énormément de dommages. 

En 1967, 7 municipalités furent exclues du Toronto métropolitain de telle sorte que la nouvelle fédération ne comprenait plus que Toronto et 5 municipalités : East York, Etobicoke, North York, Scarborough et York. En 1998, le nouveau gouvernement provincial a dissout le gouvernement métropolitain malgré l'opposition des municipalités. Les six municipalités ont été fusionnées en une seule municipalité qui est pour l’instant la ville de Toronto.

Contenu éditorial Do Tours ©

Localisation de Histoire de toronto