Histoire de Atlanta

Atlanta à travers le temps

Les premiers occupants : Avant l’arrivée des Européens en Géorgie du Nord, la contrée était occupée par les indiens Creek. Le village indien qui était le plus proche de l’actuelle Atlanta était celui de Standing Peachtree, situé au point de confluence entre la rivière Peachtree et le fleuve Chattahoochee River. De 1802 à 1825, les nouveaux arrivants chassèrent tous les Indiens de la Géorgie du Nord pour y installer des colons. 

Construction de lignes de chemin de fer : En 1836, il fut décidé de construire une ligne de chemins de fer permettant de relier la région au port de Savannah en Géorgie. Le point choisi comme origine du chemin de fer devait se développer et devenir Atlanta.

La guerre Civile : En 1860, Atlanta avait une population proche de 10000 habitants. La ville fut impliquée dans la guerre de sécession car, étant un terminal de lignes ferroviaires, des armes utiles aux combats y transitaient. En 1864, l’armée de l’Union prit Chattannooga puis entreprit la conquête de la Géorgie du nord : il y eut de nombreuses batailles avant qu’Atlanta ne soit assiégée pendant 4 mois. Le général des Confédérés, John Bell Hood, qui était assiégé dans la ville, ordonna de détruire tous les bâtiments publics et d’autres bâtiments qui pouvaient être utiles aux Nordistes, avant de se retirer de la ville. Le maire de la ville décida la reddition de la ville au général nordiste Sherman qui fit évacuer la ville et détruisit tous les postes militaires. Il ne resta donc plus grand-chose d’Atlanta !

La reconstruction : Après la guerre, en 1868, Atlanta devint la capitale de l’état de Géorgie en remplacement de Milledgeville qui ne possédait pas le réseau de chemins de fer d’Atlanta. A partir de ce moment, Atlanta se reconstruisit, et une habile campagne de Henry W. Grady, l’éditeur du journal « Atlanta Constitution », qui promettait une économie locale moderne, attira beaucoup d’investisseurs. En 1895, on créa la Georgia School of Technology et l’Atlanta University Center. En 1895, la Cotton States and International Exposition attira 800000 visiteurs, ce qui boosta le développement de la ville.

Le XXe siècle : Durant les 30 premières années, Atlanta connut une croissance extraordinaire : la population tripla. On construisit les gratte-ciels Equitable, Flatiron, Empire et Candler et le quartier à population noire Sweet Auburn se développa énormément. Mais il y eut des tensions raciales en 1906 et en 1917, un grand incendie détruisit 2000 bâtiments du quartier qui est aujourd’hui le Old Fourth Ward, et qui obligea 10000 personnes à se déplacer.

Augmentation de la surface de la ville : Au cours de la seconde guerre mondiale, Atlanta joua un rôle important grâce à ses industries de guerre, son réseau de chemins de fer et ses bases militaires, ce qui eut pour conséquence l’augmentation de la population. A partir de 1950, la construction de nouvelles autoroutes urbaines, permit à de nombreuses personnes d’aller habiter en banlieue, ce qui décongestionna le centre.

Le Mouvement des Droits Civils : Au cours des années 60, le Mouvement des Droits Civils fondé et dirigé par Martin Luther King, Jr., Ralph David Abernathy et des étudiants noirs de l’Université d’Atlanta, fut très actifs, ce qui créa des tensions raciales dans la ville. Mais la déségrégation se fit par étapes d’abord dans les transports publics, puis dans les restaurants, les cinémas, les écoles. En 1960, les blancs représentaient les 62% de la population ; en 1970, les noirs étaient en majorité et élurent un maire noir en 1973, Jackson. Pendant le mandat de Jackson, le Georgia World Congress Center fut ouvert en 1976, la construction du métro commença en 1975, l’aéroport fut modernisé. Malgré cela, Atlanta passa de 500000 habitants à 400000 entre 1970 et 1990.

Les Jeux Olympiques de 1996 : Ils donnèrent une nouvelle impulsion à la ville, grâce aux nombreuses constructions et améliorations dans les transports.

Actuellement : Au début du siècle, la population augmenta à nouveau par l’arrivée de 30000 migrants jeunes, blancs, asiatiques et hispaniques. La ville détruisit près de 17000 bâtiments publics vétustes, transforma la Belt Line, une ancienne voie ferrée de 22 miles, en un sentier multi-usages parsemé de réalisations artistiques. Les espaces culturels furent augmentés : la surface du High Museum of Arts fut doublée, des galeries d’art furent construites dans la partie qui fut industrielle.

Contenu éditorial Do Tours ©