Histoire de Copenhague

Copenhague à travers le temps

Les origines : La découverte d’outils en silex a prouvé que des hommes habitaient dans la région au moins depuis l’âge du bronze, mais la ville semble avoir été construite à partir du XIe siècle. Des fouilles récentes ont mis à jour une maison de commerce de 1020 et une église avec cimetière du XIe siècle. Les premiers textes qui parlent de la ville sont dans la « Gesta Danorum » écrite au XIIe s., et on sait que l’archevêque Absalon construisit une forteresse sur l’île de Slotsholmen entre 1167 et 1177, qui sera remplacée par le château de Copenhague, après que des pirates eurent détruit la première forteresse.

Moyen âge : L’église de Notre Dame fut construite vers 1200 ; la ville commença à se développer grâce à la pêche au hareng. Elle fut à diverses reprises attaquée par la Ligue Hanséatique. En 1254, l’évêque Jakob Erlansen accorda une charte à la ville. Avec la création de l’Union Kalmar entre Danemark, Suède et Norvège, et l’installation d’Eric de Poméranie à Copenhague vers 1416, la ville devint la capitale du Danemark. L’Université fut créée en 1479 par le roi Christian I, d’abord dirigée par l’Eglise.

XVIe et XVIIe siècles : En 1523, la bataille qui opposa le catholique Christian II au  luthérien Frederik I fut gagnée par ce dernier ; mais la ville ne fut définitivement conquise par Christian III qu’en 1536. Elle se développa grâce au commerce en mer baltique et grâce à l’action d’un homme d’état de valeur : Christoffer Valkendorff. De même au cours du règne de Christian IV de 1588 à 1648, la ville eut un développement considérable. Ce roi ambitieux fut un constructeur : on lui doit notamment l’arsenal Tøjhus, la Bourse (Børsen), Christanshavn avec ses canaux et ses remparts, Rosenborg Slot et le Rundetårn. La Compagnie des Indes Orientales fut fondée en 1616. La ville repoussa avec succès un siège suédois entre 1658 et 1659. Les défenses de la ville furent développées avec la construction de la Citadelle en 1664 et de nouveaux remparts devant Christianshavn.

XVIIIe s. : En 1711, la peste décima Copenhague en tuant 22000 personnes et deux grands incendies, en 1728 et en 1795, détruisirent une bonne partie de ses maisons. La reconstruction de la ville fut suivie de la construction du palais de Christiansborg en 1745, du développement du nouveau quartier de Frederiksstaden, de l’extension de la base navale de Holmen, de l’institution du théâtre royal et de l’Académie des Beaux-Arts. A la fin du XVIIIe s., Copenhague bénéficia un moment de sa neutralité, mais en 1807, craignant que le Danemark ne s’allie à Napoléon, l’Angleterre bombarda Copenhague avec l’intention de détruire sa flotte : un épisode peu reluisant de l’histoire de l’Angleterre.

XIXe s. : Malgré cela, Copenhague connut une intense activité culturelle et économique au début du XIXe s.: ce fut l’âge d’or de la ville. La peinture danoise se développa avec C.W. Eckersberg, les architectes C.F. Hansen et Gottlieb Bindesbøll donnèrent à la ville une touche de néoclassicisme ; la destruction des remparts permit à la ville de s’étendre, de développer de nouveaux quartiers (Nørrebro et Vesterbro), de construire des maisons autour des lacs, de créer le Port Libre de Copenhague ; les trams électriques apparurent en 1897. Entre 1840 et 1900, la population passa de 120000 à 400000 habitants.

XXe s. : La ville continua à se développer en profitant de la neutralité du Danemark au cours de la première guerre mondiale. Mais elle ne fut pas épargnée au cours de la seconde guerre mondiale. Occupée par l’armée allemande, elle put cependant organiser l’évacuation de la plupart des Juifs vers la Suède, pays neutre.

Depuis, la ville a connu un développement spectaculaire avec de nombreux bâtiments nouveaux comme l’opéra, la bibliothèque Nationale, le quartier Orestad, le pont Oresund entre le Danemark et la Suède, etc…

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