Histoire de Sienne

Sienne à travers le temps

Peuplement étrusque : A partir de – 9000, le site de Sienne, comme d’autres villages situés au sommet d’une colline, était occupé par des étrusques, un peuple qui avait amélioré l’agriculture grâce à de nouvelles techniques d’irrigation et qui disposait déjà d’une culture assez développée. La tribu qui occupait le site de Sienne s’appelait Saena.

Les Gaulois : Il est possible que le site ait été occupé par la suite par une tribu gauloise : les Senones, mais ce n’est pas certain.

Les Romains : Ils fondèrent la ville de Saena Julia sous l’empereur Auguste. Elle ne prospéra pas beaucoup, car elle était à l’écart des grandes routes de commerce, la Via Aurelia et la Via Cassia. Ce fut surtout un avant-poste militaire créé pour surveiller les tribus étrusques.

Les Lombards : Ils envahirent Sienne au IVe s. et comme les deux grandes routes précitées étaient souvent attaquées par les Byzantins, ils développèrent une nouvelle route allant du nord à Rome qui passait par Sienne. Cela permit enfin à la ville de développer son commerce ; de plus, de nombreux pèlerins allant à Rome passaient aussi par Sienne, ce qui lui apporta des ressources supplémentaires. Le christianisme pénétra à Sienne pendant cette époque.

Les Francs : Ils envahirent Sienne en 774 ; sous leur autorité, la vie de Sienne ne changea pas beaucoup, toujours parce qu’elle était assez isolée.

Entre les Xe et XIIIe s. : L’autorité des Francs diminua et Sienne connut une longue période de crise, avec des territoires qui se faisaient et se défaisaient, avec une quantité de petits seigneurs qui ne pensaient qu’à se faire la guerre. Il n’y avait plus d’autorité centrale. A Sienne c’était l’évêque qui avait tous les pouvoirs. Mais la ville commença à se développer au cours du XIe s. grâce à sa position sur les route du sel, du fer et de la Via Francigena ; la population de la ville augmenta par l’exode des campagnes vers la ville, ce qui lui apporta une force de travail dont elle avait besoin. Elle commença à participer à des expéditions militaires : avec Pise, elle chassa les Sarrazins des Baléares, puis elle livra une bataille contre Florence. Elle régla à son avantage une vieille querelle de territoires avec Arezzo. De plus le pouvoir des petits seigneurs commença à diminuer, eux qui considéraient les paysans comme des esclaves. Ces paysans affluèrent vers les villes qui petit à petit parvinrent à gagner en autonomie et en droits.

Sienne Gibeline : Sienne ne disposant pas des moyens de développer une industrie, se replia vers les activités bancaires, financières et commerciales. Elle avait de bonnes relations avec l’Etat Pontifical comme avec tous les pays européens. Mais l’opposition entre les partisans du Pape (Guelfes) et ceux de l’Empereur (Gibelins), l’obligea à choisir son camp ; elle participa donc à la bataille de Legnano en 1176 aux côtés de l’empereur Barbarossa. Elle s’opposait ainsi à Firenze qui, elle, était guelfe. Sienne en tira de nombreux avantages : libre élection des consuls et possibilité de frapper sa monnaie notamment. Les premières corporations firent leur apparition, ainsi que les écoles laïques et religieuses. A la mort de l’empereur souabe Henri VI, Sienne fonda avec de nombreuses villes, dont Florence, la Ligue de la Tuscia.

 

Les commerçants et banquiers siennois développèrent alors leur activité dans toute l’Europe et apportèrent la richesse à la ville, mais surtout à eux-mêmes, ce qui leur permit de construire des maisons-tours en ville. La ville put agrandir les murailles, construire des fontaines, des édifices publics, des basiliques, l’université. Des consuls gouvernèrent la ville, suivis de podestats, parfois étrangers, pour plus d’impartialité. Il y eut un gouvernement des 24 avec 12 hommes du peuple et 12 commerçants gibelins. Mais Sienne se lança dans des guerres : la bataille de Montaperti (1260) fut une grande victoire des gibelins sur les guelfes. Mais les guelfes aidés par la France se ressaisirent et gagnèrent toutes les batailles dont celle du Colle (1269) contre les Siennois.

Sienne Guelfe : La ville fut alors gouvernée par un gouvernement guelfe : le gouvernement des 36, (1270-1980), puis le gouvernement des 15 (1280-1288), puis le gouvernement des 9 (1289-1355). Ce dernier gouvernement était choisi pour deux mois par le Podestat, le Capitaine du Peuple, les Consuls des Marchands et les 9 élus sortants. Durant cette période, il y eut une floraison des arts avec l’apparition de beaucoup de grands peintres. Mais il y eut des faillites de banques, des preuves de la corruption de nombreux dignitaires, un désenchantement complet de la population ; la peste de 1348 apporta le coup fatal. Le gouvernement toma en 1355 à la suite d’une révolte de la population.

Sous la domination de Florence : A partir de 1355, Sienne fut donc gouvernée par Cosimo I de Médicis nommé plus tard Duc de Toscane pour avoir aidé Philippe II d’Espagne financièrement et militairement. Sienne resta longtemps sous cette domination, avec cependant une certaine autonomie. Sa vitalité s’en ressentit.

Napoléon : Ses troupes envahirent Sienne, mais tout cessa en 1815. A partir de ce moment l’idée de l’unité italienne était lancée et Sienne y participa activement.

 

 

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