Histoire de Birmingham

Birmingham à travers le temps

Les origines : On a trouvé quelques vestiges d’une occupation momentanée de la région au cours de l’âge de la pierre et de celui du bronze, mais peu de choses : les hommes venaient chasser dans la forêt et couper des arbres mais n’y restaient pas. En effet, la région de Birmingham se trouve sur un plateau boisé (Forest of Arden) et les parties fertiles se trouvent plutôt dans les vallées des rivières Trent, Severn et Avon. Les premiers qui se sont établis sur le site de Birmingham furent les Anglo-Saxons : ils édifièrent la ville de Beormingaham, qui signifie le village de la tribu des Beormingas. Plus tard, le chef de la tribu eut un manoir, mais la ville ne se développa vraiment qu’à partir de 1166 quand le seigneur du manoir, Peter de Bermingham, obtint la permission de créer un marché. Ce marché se développa à l’endroit où se trouve aujourd’hui le Bull Ring. 100 ans après, la ville était prospère et assez peuplée.

Entre 1500 et 1760 : Entre 1536 et 1547, la Guilde des Marchands de la Sainte Croix et la famille Bermingham perdirent le contrôle de la ville, ce qui libéra ses habitants du joug de l’autorité, et leur permit de développer l’économie. En 1700, Birmingham était en 5e position par sa population. C’est par la fabrication et le commerce d’objets en fer, vendus jusqu’en Inde, que la ville atteignit sa prospérité. D’autre part, elle s’était débarrassée de l’esprit féodal et d’une soumission trop grande envers l’Eglise, ce qui lui permit une grande liberté d’évolution. Au cours de la guerre civile (1642-1651), qui opposa les parlementaristes aux royalistes, la ville fut attaquée en 1643 par une troupe royaliste qui cependant n’y resta pas. La ville continua à se développer, toujours fidèle à sa mentalité de libres penseurs. Au XVIIIe s., elle se développa aussi en un centre d’activités littéraires, musicales, artistiques, et la Société Lunaire fut une des associations qui permit de diffuser les idées philosophiques et scientifiques de l’époque. Les rencontres entre les penseurs et les industriels permirent de développer une vision pragmatique des choses, qui fut à l’origine de la révolution industrielle.

La Révolution Industrielle : Contrairement à d’autres régions, l’industrie de Birmingham se développa en donnant un bon salaire aux ouvriers, en organisant la division du travail, en fabriquant toujours de nouveaux objets, et en faisant participer à leur activité de petits ateliers appartenant à des artisans. La prospérité dura de 1760 à 1850 et même après ; pendant cette période,  Birmingham obtient trois fois plus de brevets que les autres villes du royaume et en 1765 la banque Lloyd y fut fondée. De très importantes inventions permirent à l’industrie de faire de gros progrès : procédé de fabrication du fer forgé, mécanisation de l’industrie du coton, procédés de fabrication de l’acide sulfurique et de l’alkali, machine industrielle à vapeur de Boulton et Watt.

Evolution politique : La ville joua également un rôle important dans l’évolution politique réclamée par Thomas Attwood et l’Union Politique de Birmingham : deux réunions tenues en 1831 et 1832 dans la ville permirent d’obtenir satisfaction avec la Great Reform Act (1832), puis en 1867 avec la Reforme Act, qui accordait le droit de vote aux ouvriers. La ville continua à être dynamique au XIXe s. : invention du timbre-poste et du système universel de la poste (Rowland Hill, 1839), fabrication du plastique (Alexander Parkes, 1855).

XXe siècle : En 1940, à Birmingham, Otto Frisch et Rudolf  Peierls découvrirent comment construire des armes nucléaires, et John Randall et Henry Boot découvrirent le « Cavity Magnetron », composant clé du radar. Ces deux inventions et une ébauche du premier avion à réaction (Frank Whittle) furent transférées aux Etats Unis. La ville se reconstruisit après la guerre, mais le gouvernement du pays transféra une partie de son industrie dans des contrées moins développées, ce qui brisa net l’élan amorcé. Le chômage commença à se développer ainsi que des troubles dans des quartiers à forte densité d’immigrants. Les problèmes ne sont toujours pas réglés.

 

 

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