Histoire de Genève

Genève à travers le temps

Du temps des Celtes, la petite ville fortifiée se trouvait à la limite du territoire des Allobroges, un peuple gaulois dont le territoire était centré sur Vienne, et de celui des Helvètes, un peuple germanique. Les Romains prirent la ville en – 120 ; elle fut une de leurs têtes de pont face aux Germains. En – 57, Jules César parle dans sa « Guerre des Gaules » de Geneva. 

Vers la fin de l’Empire romain, la ville devint chrétienne et fut le siège d’un évêque de 400 à 1536. Du Ve au XIe s., elle fut sous la domination des Burgondes, puis des Francs, deux peuples germaniques, et elle passa constamment d’une domination à l’autre. En 563 se produisit un événement mémorable : en raison de l’écroulement de la montagne Tauredunum dans le lac, il y eut un tsunami qui causa la mort d’une grande partie de la population de Genève et sa destruction.

A partir de 1026, Genève fut intégrée dans la partie burgonde du Saint Empire Romain Germanique, mais considérée comme territoire épiscopal. Du XIe au XIIe s., cependant, les évêques luttèrent constamment pour que leurs avantages ne soient pas rognés ; la lutte prit momentanément fin en 1157, quand l’empereur Barberousse confirma par une charte les pouvoirs de l’église. 

Le Comte de Savoie s’attaqua au pouvoir épiscopal à partir de la fin du XIIIe siècle, et cette lutte dura longtemps, les évêques étant accrochés à leur pouvoir. Au XIIIe s. également le grand développement des foires à Genève incita artisans et marchands à réclamer des droits à l’évêque ; après une longue lutte, l’évêque permit finalement aux citoyens d’avoir des procureurs ou syndics, leurs représentants étant élus au cours d’un Conseil général. Il y eut encore des luttes pour le pouvoir quand le comte de Savoie imposa comme évêques des personnes proches. Et c’est lui qui l’emporta.

En 1526, Genève finit par déposer son évêque et s’allia avec les villes de Berne et Zurich. Des prédicateurs luthériens vinrent alors à Genève et convainquirent bientôt la population d’adopter les idées de la Réforme. En 1535, le culte catholique fut interdit ; Calvin vint à Genève en 1536 et joua alors un rôle considérable dans l’orientation de la Réforme à Genève. Il avait ses propres idées, en partie différentes de celles de Luther et de Zwingli. Quand la République fut proclamée en 1541, c’est lui qui rédigea les textes de la constitution. Le duc de Savoie essaya longtemps de prendre Genève, mais en 1602, il fut définitivement battu après avoir essayé de faire escalader les murs de Genève à ses troupes. L’arrivée de protestants venant d’Italie et de France profita au développement de Genève : ils apportaient leur fortune, leur savoir-faire, leurs contacts internationaux et le développent des industries de la dorure, de l’horlogerie et des textiles, soie et coton notamment.

Le XVIIIe s. fut un siècle de luttes entre l’aristocratie, la bourgeoisie et la classe nombreuse de Genevois qui avaient peu de droits. Révoltes et répressions se succèdérent ; les troupes de Louis XVI rétablirent l’ordre au profit de l’aristocratie, mais en 1792, les troupes révolutionnaires françaises abattirent le régime aristocratique et imposèrent des droits égaux pour tous. Entre 1798 et 1813, Genève devint française, puis après la chute de Napoléon, en en 1815, Genève s’allia à la confédération suisse. 

Au XIXe s., des luttes politiques eurent lieu, avec notamment l’obtention du suffrage universel pour les hommes en 1842, la venue au pouvoir du socialiste radical James Fazy qui gouverna pendant 10 ans avec une nouvelle constitution, l’entrée des femmes à l’Université. L’économie se développa, les gouvernements se succédèrent.

Au XXe s., Genève accueillit de nombreuses instances internationales qui sont une raison de sa prospérité.

 

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