Histoire de Sydney

Sydney à travers le temps

Avant l’arrivée des Européens : On pense que les Aborigènes sont arrivés en Australie il y a plus de 50000 ans. C’est la dernière glaciation qui a permis d’aborder l’Australie, le niveau de la mer étant beaucoup plus bas que le niveau actuel. Les aborigènes seraient venus des îles de l’Indonésie et se seraient répandus sur le pays formé à l’époque par la réunion des territoires de la nouvelle Guinée et de l’Australie actuelles, ces territoires étant seulement séparés par un isthme. Un mythe des aborigènes raconte l’origine de leur monde et de l’Australie : le « Temps du Rêve » est une période où tout était spirituel et immatériel ; Baiame, pratiquement leur dieu, a rêvé la terre avant de la créer, avec l’aide d’esprits et du serpent arc en ciel. Les Aborigènes croient que toute action, tout événement négatif ou positif peut être expliqué par l’action des esprits qui sont partout : dans les plantes, les animaux, les hommes, les rochers, etc…Cette mythologie très complexe s’exprime dans les peintures rupestres. L’Australie était couverte de forêts, mais les nouveaux habitants ayant utilisé le feu pour rabattre les animaux, gagner de nouvelles terres cultivables, ou rendre les terres plus fertiles, ont peu à peu détruit les arbres et une partie des animaux qui peuplaient l’Australie, de telle sorte qu’aujourd’hui, c’est un pays aride. En 1788, il y avait environ 500000 aborigènes dans toute l’Australie, réparties en près de 500 tribus ; ils vivaient en clans fortement liés par les liens familiaux, avec des langues différentes. Ils n’avaient pas d’écriture et leurs outils étaient souvent en pierre ; beaucoup d’entre eux pratiquaient la chasse et la cueillette et vivaient souvent près des côtes de la pêche. Près du site de Sydney, c’est la tribu des Eoras qui était la plus importante. 

Arrivée des Européens et XIXe siècle : En 1788, après la découverte de la Botany Bay voisine en 1770 par James Cook accompagné du botaniste Joseph Banks, le Capitaine Phillip avec 11 bateaux, s’établit à Sydney Cove pour y fonder une colonie pénitentiaire : les prisons anglaises étant surchargées, le gouvernement britannique avait décidé de déporter 1485 prisonniers. Ils furent mis à contribution pour construire la ville qui comme commençait à s’édifier. Les Aborigènes furent rapidement décimés par les maladies qu’ils ne connaissaient pas, comme la variole. Le gouverneur Phillip et l’officier Watkin Tench essayèrent d’avoir de bonnes relations avec les indigènes, mais cela ne fonctionna pas toujours : il y eut une révolte armée assez vite jugulée. Les premières années furent dures pour les colons et les bagnards, car il fallait tout organiser, dont le commerce etl’agriculture. Un jardin botanique fut rapidement créé pour expérimenter de nouvelles cultures. Petit à petit la situation s’améliora.

L’armée avait le monopole du commerce du Rhum, qui permettait de payer leur solde. Le gouverneur William Bligh essaya de supprimer ce privilège à l’armée, mais elle se révolta ; le gouverneur fut obligé de démissionner et de regagner l’Angleterre.

Le nouveau gouverneur, Lachlan Macquarie arriva en 1810 et y resta jusqu’en 1821 ; il eut une action très positive. Alors que la petite ville se développait de manière anarchique, il organisa un développement rationnel et fit construire de nombreux bâtiments en faisant appel à un bagnard architecte, Francis Greenway. Après qu’ils eurent purgé leur peine, il réintégra les bagnards dans la société avec leur qualification d’avant l’emprisonnement. Il créa des écoles pour les enfants des aborigènes.

Le gouvernement anglais n’envoya plus de bagnards à partir de 1848. Mais la population s’accrut rapidement quand on découvrit de l’or en Australie vers le milieu du XIXe s. ; il y eut une véritable fièvre de l’or, et en 20 ans, la population de Sydney passa de 29000 habitants à 200000. Il fallut développer rapidement la ville, construire des routes, développer les chemins de fer, organiser un conseil municipal, rédiger une constitution, développer les instituts bancaires, créer des journaux, créer une université. Des musées et des galeries d’art furent fondés, ainsi qu’une académie de l’art ; des artistes commencèrent à émerger.

XXe siècle : Au début du siècle, Sydney avait une population d’un million d’habitants ; son industrie se développa et le développement continua jusqu’à la Grande Dépression dans les années 30, dépression mondiale qui frappa aussi l’Australie. Puis le pays fut entraîné dans la seconde guerre mondiale et paya son tribut.

L’immigration continua après la guerre : Européens et Asiatiques surtout. Le pays continue à se développer avec des hauts et des bas, comme partout ailleurs.

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